5 conseils pour un bon pronostic turf

Voulez-vous réaliser un bon pronostic turf et encaisser davantage d’argent ?

C’est vrai : comme dans tout sport, il y a toujours une part d’aléas, de chance, de hasard. Mais si vous suivez les 5 conseils ci-dessous, vous optimiserez la probabilité de faire un bon pronostic turf.

1er conseil pour un bon pronostic turf : tenez compte de la santé du cheval

Si vous comptez établir un bon pronostic turf, il vous faut forcément prendre en compte la santé du cheval, sa forme physique, et son allure. Le faire vous permettra de prévoir si ses résultats seront à la hausse ou la baisse ; ce qui vous permettra d’adapter votre pronostic en conséquence.


Alors, quel est l’état de forme d’un cheval fait pour gagner ?

Avant de le décrire, sachez tout d’abord qu’il est toujours préférable d’aller sur le terrain pour observer le cheval sur le rond de présentation. Cela vous permettra d’approfondir ladite observation.

Mais si vous ne pouvez pas le faire, contentez-vous de votre télévision. De toute façon, avec la pratique et l’habitude, vous vous améliorerez et finirez par saisir l’essentiel de la forme physique d’un cheval confortablement assis chez vous.

Maintenant, voici les signes qui vous indiqueront si un cheval est fait pour gagner :

  • Il présente souvent un poil brillant et soyeux,
  • Il présente le bon œil,
  • Ses muscles sont saillants. En fait, il présente une belle musculaire,
  • Il n’est pas nerveux, mais plutôt calme. Il faut en général éviter les chevaux stressés,
  • Il semble content d’aller courir, et est gai,
  • Il rentre au paddock en forme,
  • Il a une bonne dentition,
  • Ses sabots sont en bon état,
  • Il marche bien : généralement, les muscles sollicités pour le pas le seront également lors du galop. Donc, si vous voyez que le cheval s’engage bien dans sa façon de marcher, il va également bien courir.
  • Il n’est pas en sueur avant la course.
  • Il a la morphologie adaptée à la course qu’il va courir : les chevaux musculeux, avec des épaules larges et une masse musculaire importante, sont en général (pas toujours) des sprinters. Les chevaux davantage longilignes sont en général (pas toujours) des chevaux de longues distances.

On entend dire par ici et là que le plus beau cheval au rond de présentation mérite d’être joué. Ce n’est pas faux. Car un beau cheval signifie un cheval en forme.

Mais cela ne signifie pas non plus qu’il va forcément gagner. Car d’autres paramètres entrent en ligne de compte : l’état du terrain, le jockey, l’influence des œillères, etc.

Donc, observez le cheval, et prenez des notes à chacune de ses courses. Cela vous permettra de confronter ces notes aux suivantes lors des prochaines courses du même cheval. Ainsi, si quelque chose a changé dans son état de forme, cela va vous mettre la puce à l’oreille.

Bien sûr, dans vos analyses, il vous faudra tenir compte du fait qu’un cheval est comme tout être vivant : il vieillit et devient moins performant, il est parfois de mauvaise humeur, il est parfois en très bonne forme, etc. Même les saisons influent sur ses performances. Par exemple, à la sortie de l’hiver, un cheval a souvent un peu de masse à perdre pour être au top de sa forme.

Donc, ce n’est pas parce qu’un cheval vous a présenté un bon état de forme lors de la dernière réunion que vous allez penser qu’il est automatiquement en forme aujourd’hui. Il vous faudra vraiment l’observer à chaque fois.

2ème conseil pour un bon pronostic turf : prêtez attention au jockey

Pour gagner, le jockey est-il plus important que le cheval ou est-ce le cheval qui est plus important que le jockey ?
C’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Car c’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule. Les deux sont nécessaires pour gagner.

Voilà pourquoi le 2ème conseil qu’il vous faut suivre pour établir un bon pronostic turf, c’est de tenir compte du jockey. Ne l’oubliez jamais : les chevaux ne sont peut-être pas dépourvus d’une certaine forme d’intelligence. Mais ils représentent les jambes alors que le jockey représente la tête.

Un bon jockey pourra faire des merveilles avec un cheval mauvais ou pas en forme. Un moins bon jockey pourrait empêcher un bon cheval de gagner. Et c’est pour cela que de nombreuses personnes parient souvent sur les chevaux menés par des jockeys tels qu’Olivier Peslier.

Mais attention, cela ne signifie pas que le bon jockey vous mènera systématiquement à la victoire. Car si le  bon jockey est très souvent quelqu’un d’expérimenté, le turf reste un sport où tout peut arriver. Par ailleurs, l’expérience même du jockey  peut l’amener à développer des à priori sur un cheval ; ce qui pourrait l’amener à sous-estimer ou surestimer un cheval et à perdre une course à cause de cette erreur de jugement.

Cela dit, vos chances d’établir le bon pronostic turf augmentent lorsqu’un bon jockey monte le bon cheval : exemple : Olivier Peslier (le jockey) + Cirrus des Aigles (le cheval).

Maintenant, la question qui se pose, c’est comment savoir qu’on a affaire à un bon jockey ?

Un bon jockey est un jockey qui réalise une bonne alchimie entre une bonne connaissance de son cheval (savoir quand il va mal, est de mauvaise humeur, en forme, etc), la capacité d’observer, son expérience, et son talent. De cette façon, il tire à chaque course le meilleur de son cheval.

Le bon jockey doit également avoir de l’endurance. Car il n’est pas rare qu’il monte plusieurs chevaux chaque jour.

Le bon jockey doit également savoir garder son calme malgré la pression. Car s’il est stressé, son cheval le ressentira et sera stressé à son tour ; ce qui ne crée pas des conditions idéales pour la victoire.

Un bon jockey doit également savoir évaluer la distance. Il lui faudra, à chaque course, décider s’il est préférable de pousser son cheval dès le début ou d’attendre la ligne d’arrivée pour le faire.

3ème conseil pour un bon pronostic turf : prêtez attention à l’hippodrome

L’état de l’hippodrome, sur lequel se déroule une course, est une variable dont il vous faut forcément tenir compte lorsque vous cherchez à établir un bon pronostic turf.

Prenez par exemple la Jument Shawanda. Elle excellait sur les terrains légers (elle venait de gagner haut la main 5 courses sur 6) et partait donc grande favorite du prix de l’Arc de Triomphe en 2005. Beaucoup de parieurs comptaient sur elle pour empocher le gros lot.

Malheureusement, juste avant le départ, il s’est mis à pleuvoir des cordes ; ce qui a rendu le sol souple. Or Shawanda était connue pour ne pas donner le meilleur d’elle-même sur les sols souples. Non seulement elle a terminée sixième, mais également elle s’est faite très mal.

Donc, l’état de l’hippodrome est capital. Mais ce qui l’est davantage, c’est de chercher à connaître sur quelle piste tel ou tel cheval excelle. Ainsi, vous saurez sur quel cheval miser ou quel pronostic turf établir selon l’état de l’hippodrome sur lequel va se dérouler une réunion.

À ce sujet, ne vous basez pas sur la rumeur selon laquelle les très bons chevaux vont sur n’importe quel terrain. C’est vrai, mais ce n’est pas toujours le cas. Ça n’a par exemple pas été le cas avec la jument Shawanda.

Le mieux, c’est toujours d’identifier le ou les terrains pour lesquels tel ou tel cheval a de l’appétence. Certains chevaux s’en sortent mieux sur les terrains très légers, d’autres sur les terrains lourds, etc.

Par exemple, si au galop, un cheval utilise beaucoup ses genoux, c’est qu’il a une appétence pour les terrains lourds comparé au cheval qui, lui, soulève peu les antérieurs et est plus adapté aux terrains légers.

Un autre exemple ? Un bon terrain va favoriser un cheval qui fait la course en tête alors qu’une piste très lourde ne permet pas toujours de prévoir l’arrivée, même celle des favoris.

Et comme vous le savez peut-être, un terrain de turf a différents états possibles. Il peut, sans compter les différentes variations toujours possibles, être :

  • Très léger,
  • Léger,
  • Bon,
  • Souple,
  • Très souple,
  • Collant,
  • Lourd,
  • Très lourd.

Maintenant, vous vous posez certainement deux questions : afin d’établir un bon pronostic turf, comment découvrir l’appétence du cheval ? Et comment connaître l’état du terrain ?

Pour découvrir l’appétence du cheval, il suffit de le suivre sur plusieurs courses. Vous découvrirez alors celles sur lesquelles il semble davantage à son aise et obtient de meilleurs résultats. Bien sûr, il vous faudra pondérer cette observation avec d’autres critères : l’état de forme du cheval par exemple !

Et si vous ne pouvez pas le suivre sur plusieurs courses, renseignez-vous sur son pedigree, ses origines. Vous aurez alors une idée de sa nature : un cheval de terrain lourd, un cheval de bon terrain à monter, etc.

Pour découvrir l’état du terrain, plusieurs solutions complémentaires s’offrent à vous :

  1. Interrogez le régisseur qui, avant chaque réunion, doit utiliser son pénétromètre pour connaître l’état du terrain. Complétez ses données avec celles de la météo d’avant et pendant le jour de la réunion. Souvenez-vous de la façon dont elle a bouleversé toutes les prévisions quant à la victoire de Shawanda.
  1. Étudiez l’état du terrain après la première course ou la première réunion. En effet, et pour ne donner que cet exemple, lors d’une réunion, les premières courses vont se dérouler à la corde ; ce qui va modifier l’état du terrain et pousser les chevaux à la corde des courses suivantes à se décaler pour retrouver le bon terrain.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer sur l’hippodrome pour constater cet état par vous-même, regardez du côté des opérateurs de turf comme Bwin si vous êtes abonné(e) à l’un d’entre eux. Ils fournissent en général des informations sur l’état des pistes.

  1. Suivez les interviews des jokers après la course. Vous aurez alors des indications sur le type de terrain, mais également sur le cheval.

Tenez, après avoir écouté le joker, supposons qu’il vous a fait savoir que le cheval a raccourci son action parce qu’il a eu mal. Cela peut vous indiquer qu’il s’agit d’un terrain très léger. Mais cela vous fournit également une indication sur les préférences de ce cheval. Vous constatez que le cheval a raccourci son action, vous pourrez en déduire qu’il a probablement eu mal et que vous avez probablement affaire. Cela vous permet de construire une base sur les capacités du cheval.

Pour obtenir ce genre d’informations, vous pouvez suivre EquidiaLive, la télé ou être présent sur l’hippodrome.

4ème conseil pour un bon pronostic turf : prenez en compte les distances de prédilection du cheval

Le 4ème conseil pour faire un bon pronostic turf, c’est de prendre en compte les distances de prédilection du cheval. Il s’agit des distances sur lesquelles il a accompli ses meilleures performances par le passé.

Certains chevaux sont des sprinters, d’autres des flyers, d’autres des milers, d’autres encore des chevaux de distance, et d’autres des marathoniens.

Les sprinters font leurs meilleures performances sur des distances situées entre 1.000 et 1.200 mètres. Les flyers, eux, performent en général sur 1200 à 1400 mètres. Les milers performent en général sur une distance de 1600 mètres. Les chevaux de distance vont jusqu’à 2.000-2400 mètres. Ils n’ont pas beaucoup de vitesse, mais ont une bonne tenue. Les marathoniens vont au-delà des 2400 mètres. Ils ont donc une excellente tenue.

Pour connaître la ou les distances de prédilection d’un cheval, vous avez au moins trois possibilités :

  1. Observer ses performances passées, les chiffres à ce sujet,
  1. Demander à ceux qui font partie de son monde: son entraîneur, le jockey, le garçon de voyage. Après tout, qui peut mieux connaître et mieux vous parler d’un cheval que ceux-là ?!
  1. Prêter attention à la morphologie du cheval. Par exemple, un cheval de longue distance ou un marathonien a une grosse cage thoracique. Cela l’est à un tel point qu’il manque des trous lorsqu’on lui passe la sangle. Par ailleurs, il a de bons nasaux et de bonnes mâchoires qui laissent entrer beaucoup d’air.

Mais attention, prenez cette affaire de morphologie avec des pincettes : dans l’histoire, certains chevaux étaient perçus comme des chevaux de vitesse, mais ont réalisé des performances extraordinaires dans les courses de distance.

Le mieux, c’est donc de suivre d’abord et avant tout le 1er conseil et d’observer leurs performances passées.

5ème conseil pour un bon pronostic turf : tenez compte du poids d’un partant

Tout d’abord, quand on parle du poids du partant, n’entendez pas par là que le poids du cheval. Ajoutez-y le poids du handicap, mais également le poids du jockey, de la selle, et de tout autre équipement.

Le poids d’un partant est une donnée essentielle dont il vous faut tenir compte si vous voulez effectuer un bon pronostic turf.

En effet, dans les courses à handicap par exemple, un simple ajout de 3 kg supplémentaires peut agir négativement sur les performances du cheval. Si vous ne savez pas ce qu’est une course à handicap, lisez  Paris turf : 7 différents types de courses.

Mais pour résumer, sachez qu’un cheval, qui a gagné une course à handicap, sera pénalisé de 2 à 4 kg lors de sa course suivante, ceci afin de donner une chance aux autres chevaux moins bons. Ces derniers se verront, pour la course suivante, retirer du poids afin de les mettre au même niveau que les meilleurs chevaux.

Oui, vous l’avez compris : les entraîneurs et les jockeys cherchent donc à agir sur l’arrivée de leurs chevaux afin que l’on leur enlève du poids lors des courses importantes ; ce qui va optimiser les chances que ces chevaux remportent la victoire.

Sur le trot attelé, le poids n’a pas beaucoup d’influence. Mais sur le trot monté, il en a vraiment énormément. Si, par exemple, le cheval est monté par un jockey apprenti, l’écart de poids d’avec le jockey expérimenté peut être d’une dizaine de kilos ; ce qui peut permettre à un cheval trotteur de s’envoler dans les airs.

Mais, comme toujours, ne prenez pas pour vérité universelle cette affaire de poids du partant. Tenez-en compte. Mais ne basez pas votre seul pronostic là-dessus.

On a eu et on continue d’avoir dans l’histoire hippique des chevaux exceptionnels qui gagnaient bien qu’on les alourdissait encore et encore. Exemple : Al Capone II ou encore Cirrus des Aigles.

Pour vous donner une idée des performances de Cirrus des Aigles, dans une course d’handicap, pour qu’un cheval portant 51 kilos puisse le battre, il faudrait que lui soit à 92 kilos.

Voilà, avez-vous des questions ou des commentaires sur la bonne façon de réaliser de bons pronostics turf ? Si oui, merci de les partager avec nous dans les commentaires ci-dessous !

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